L’église de Tréhorenteuc

 

Plus petite église du Morbihan et aussi certainement la plus atypique, l’église Saint-Eutrope à Tréhorenteuc vaut assurément le coup d’œil. Totalement rénovée par la volonté d’un homme, l’abbé Gillard, elle mêle savamment foi chrétienne et légendes des chevaliers de la Table Ronde. Guidés par les écrits de l’abbé Gillard, entrez dans un monde rempli de symboles.

Cette église étant d’abord un lieu de prière, merci d’y respecter le recueillement.

L’office de tourisme se trouve juste en face, ainsi qu’un parking et une aire de pique-nique.

Animations
Mercredi : 11h – Visite guidée de l’église avec Élisabeth Cappelli (gratuit)
Samedi : 18h – messe
Tous les jours du 1/07 au 08/09 :  14h15 – Balade contée « Du Val sans retour au Graal » à l’office de tourisme – durée 3h (13,50€/9,50€)

 

 

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En bref : l’église du Graal pour les pressés

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* Cette église est indissociable de l’abbé Gillard qui l’a fait revivre à partir de 1942. Il transforma l’église qui tombait en ruine en «un lieu d’art, de beauté et de réflexion intellectuelle».

 

* A l’intérieur, le regard trouve toujours un endroit où se poser. La mosaïque du cerf blanc, le grand vitrail du chœur, les chapelles, les tableaux parlant du Graal ou encore le chemin de croix si singulier fourmillant de détails invitent à la curiosité.

 

* C’est un monde de symboles qui s’offre à vous, à travers la vision de l’abbé Gillard. Percez les secrets du zodiaque, présent un peu partout ou découvrez pourquoi deux lapins sont présent en bas du grand vitrail …

Une nouvelle vie pour l’église

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Placée à l’origine sur un oratoire dédié à sainte Onenne et datant du VIIe siècle environ, l’église sera construite au XIIe siècle. Elle n’a toutefois pas toujours connu un aspect aussi soigné. Bien au contraire, cette petite église à la limite du diocèse de Vannes était en très mauvais état et difficilement accessible. Située dans une petite bourgade qui n’a jamais dépassé les 200 habitants, elle manqua de s’écrouler dans les années 1930, comme le signale le recteur de l’époque, qui ne souhaitait d’ailleurs pas y passer un hiver de plus !           

Il faut attendre 1942 et l’arrivée d’un nouveau recteur pour que l’église renaisse. Année après année, avec l’aide précieuse des habitants, il la rénove et la décore.                        
L’abbé Gillard aménage un dortoir et un réfectoire dans le presbytère créant ainsi une petite auberge de jeunesse. Il projette dans le hangar des films religieux et profanes, empruntés au musée pédagogique de Paris.   

L’église est dédiée à saint Eutrope, martyr et premier évêque de la ville de Saintes au IIIe siècle.
L’entrée actuelle se fait par le côté sud de l’église, en franchissant la porte en bois rouge surmontée d’un porche. C’est un ajout de l’abbé Gillard. La symbolique était très importante pour lui, comme vous allez le découvrir. Le rouge par exemple, évoque la charité, et l’inscription « La porte est en dedans » est à un rappel à la spiritualité chrétienne mais aussi à la sensibilité druidique.

 

 

Oratoire : lieu dédié à la prière. Les oratoires peuvent servir de halte sur les chemins de pèlerinage et de procession, de petit lieu de prière lorsque l’église est éloignée, ou signaler le lieu d’un événement particulier. 

Druidique : Les autorités chrétiennes reconnaissent des parcelles de vérités qui ont pu préparer les esprits et les cœurs au christianisme avant l’arrivée de Jésus, comme par exemple l’enseignement druidique.

De séminariste à recteur de la paroisse

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L’homme de bronze qui vous accueille est l’abbé Gillard, recteur pendant 20 ans de l’église.
Né à Guégon le 30 novembre 1901 près de Josselin dans le Morbihan, il est fils de fermier dans une fratrie de 6 garçons. Il étudie au collège de Ploërmel avant de poursuivre ses études au petit et grand #!séminaire=Séminaire!# de Vannes. Il est ordonné prêtre fin 1923. Reconnu simple et bon, il est déjà perçu comme un peu original dans ses idées. Il obtient en 1933 son diplôme de capacitaire en droit, ce qui était peu courant à l’époque pour le clergé.

Nommé recteur de Tréhorenteuc en 1942, dans cette paroisse presque oubliée, l’abbé Gillard s’investit corps et âme. Il est rapidement adopté par la population : il devient secrétaire de mairie et, pendant trois ans, les habitants l’aident à reconstruire l’église. Les relations sont facilitées grâce au fait que l’abbé Gillard parle couramment gallo, la langue locale.
Sa manière originale de s’intéresser à la symbolique chrétienne peut faire supposer qu’il a été envoyé dans cet endroit reculé pour ne pas faire de vagues. Il dit lui-même dans ses mémoires que ses confrères de Vannes le prenaient pour un idiot.
Cet « éloignement » aura été bénéfique : il lui permet de donner libre cours à ses idées dans la décoration de l’église, ce qui en fait le bâtiment singulier que vous avez devant vous.

Séminaire : lieu d’enseignement pour la formation des prêtres.

Une vie bien entourée

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L’abbé Gillard voulait que son église soit aussi « un lieu d’art, de beauté et de réflexion intellectuelle », d’après ses propres termes. Pour l’aider, en 1945, il emploie deux prisonniers allemands : Karl Rezabeck, peintre qui réalisa tous les tableaux, et Peter Wisdorff, ébéniste, qui confectionna l’autel et les encadrements. Ils furent libérés à la demande de l’abbé Gillard pour leur mérite.

Petit à petit, l’abbé fait la connaissance d’érudits bretons comme l’auteur Jean Markale avec qui il entretiendra une longue amitié. Jean Markale laissera plusieurs notes à propos de l’abbé et dira de lui qu’il menait une vie très simple et charitable, n’hésitant pas à offrir le meilleur à ses hôtes et se gardant seulement un peu de pain et de soupe.            
La proximité de la forêt de Brocéliande et son intérêt pour la légende du Roi Arthur menèrent aussi l’abbé Gillard à côtoyer des druides. Un Gorsedd a d’ailleurs eu lieu à Tréhorenteuc en 1951.
La phrase « Enfant, souviens-toi : Si ce monde est à toi, L’autre monde est à Dieu », est d’ailleurs une reprise d’une école druidique de l’époque.   

C’est en 1962 que le service de l’abbé prend fin à Tréhorenteuc. Les remous médiatiques autour de de l’église qui accueille plus de touristes que de paroissiens ne sont pas appréciés. Il sera envoyé en maison de repos à Sainte-Anne-d’Auray, mais arrivera toutefois à revenir les étés à Tréhorenteuc où est resté son cœur. Il s’y fera inhumé en 1979.

 

Gorsedd : assemblée de bardes et de druides. Cette tradition dure toujours et certains druides sont aussi des membres du clergé.

Sainte Onenne et ses oies

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L’église de Tréhorenteuc est la seule à honorer sainte Onenne, et ce n’est pas un hasard. Onenne est née au VIIe siècle tout près d’ici, à Gaël. Fille du roi Judaël, sœur de Judicaël, elle est représentée en compagnie d’oies. Les vitraux retracent sa vie.    
À 10 ans, Onenne quitte le château familial et part dans la campagne bretonne. En chemin, elle échange ses habits de princesse contre ceux d’une pauvresse et arrive à Tréhorenteuc.
Une version dit qu’elle avait installé son ermitage dans des ruines près d’une fontaine et, qu’un jour, un seigneur avait voulu l’enlever. Ses cris alertèrent des oies qui firent un grand tapage à leur tour et attirèrent l’attention de paysans qui vinrent la secourir.          
La seconde version raconte que l’enfant était engagée comme gardienne d’oies. Pendant ses temps libres, elle venait déposer des fleurs au pied de la Vierge. Un matin, la châtelaine la suivit et vit alors deux anges porter l’enfant vers la Vierge qui l’embrassa. La petite fille révéla son identité et fut renvoyée auprès de ses parents.   
Elle revient à Tréhorenteuc pour y vivre dans la pauvreté. Elle s’installe dans un ancien château qui fut renommé « château de Sainte-Onenne ». Elle meurt à seulement 26 ans et sera inhumée dans l’église. Son tombeau sera déplacé plusieurs fois jusqu’à sa suppression en 1943. L’abbé Gillard a placé un cénotaphe sous l’autel : « Dans l’emplacement de cette église élevée en son honneur a été enterrée Sainte Onenne vierge. »        

Cénotaphe : tombeau en mémoire d’une personne, mais qui ne contient pas son corps.

Le graal omniprésent

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Pour l’abbé Gillard, le Graal est un point de contact entre les réalités historiques du christianisme, les saintes Écritures et les romans chrétiens du Moyen Âge.

Après avoir servi lors de la Cène puis recueilli le sang du Christ sur la croix, il a été, d’après la tradition chrétienne, emporté par saint Pierre à Rome dans la première moitié du Ier siècle. Deux cents ans plus tard, de fortes persécutions de la part de l’empereur Dioclétien incitent le diacre Laurent à déplacer des reliques en Espagne pour les protéger. La coupe en fait partie. Elle est envoyée à Huesca. Elle voyagera un peu, passant au monastère San Juan de la Peña et à Saragosse. C’est finalement en 1432 que le Graal est transféré à Valence, lieu où il est toujours visible. Seule sa partie supérieure en pierre daterait du Ier siècle.
Toutes ces expéditions qui passent par la France puis l’Espagne n’ont pas manqué de nourrir l’imagination des auteurs, notamment de Chrétien de Troyes qui écrira sur la quête du Graal et la chevalerie.

Si vous regardez bien, vous trouverez le Graal figuré 5 fois dans l’église, comme les 5 plaies du Christ : au centre du grand vitrail, sur les deux vitraux qui l’entourent, ainsi qu’à vos pieds devant l’autel. Enfin, en observant le Chemin de croix en peinture, vous le discernerez sur la station XIII qui représente Joseph d’Arimathie recueillant le sang du Christ.

Pierre : en agate, la coupe serait représentative d’une coupe de libation juive qui correspond à la région de la Palestine

Le chemin de croix

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Beaucoup d’églises disposent d’un Chemin de croix. Toutefois, celui-ci est un peu particulier… Il attira l’attention des médias, et un quotidien régional titra : « À Tréhorenteuc, une pin-up dans un Chemin de croix » ! Pour cause, sur la station numéro 9 apparaît… la fée Morgane !

 Chaque station possède sa particularité. L’abbé Gillard a voulu n’y inscrire aucun titre, souhaitant que les images se lisent d’elles-mêmes. Il fallait toutefois pouvoir différencier les trois chutes. Il les classe grâce aux trois premiers péchés capitaux : l’orgueil, l’avarice et la luxure.           
Souhaitant que ses paroissiens se sentent concernés par ce Chemin de croix, il a disséminé des éléments de leur quotidien. Par exemple :

2 : Le menuisier qui prépare la croix est Peter Wisdorff, le prisonnier allemand ébéniste dans la cour du prieuré.
4 : Karl Rezabeck, le peintre, se représente en soldat romain pour montrer qu’il est un simple soldat et non un criminel de guerre.        
3 : On distingue sainte Onenne avec ses oies.      
9 : Morgane, incarnation de la luxure, est inspirée de la séduisante institutrice du village. Le rocher dentelé du Val-sans-Retour se dessine en second plan.      
11 : La signature du peintre apparaît suivi des initiales P.G. : prisonnier de guerre.
13 : Derrière les personnages apparaissent des paysages familiers pour les paroissiens : les étangs du fond du Val-sans-Retour aussi nommé miroir aux fées.

De curieux tableaux

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Quatre tableaux prennent place dans le chœur.

Le premier représente la Table Ronde avec tous ses sièges occupés, signifiant que la quête du Graal est terminée et victorieuse. L’autre festin montre la famille de sainte Onenne. On la distingue avec une brassée de roses. Vous pouvez remarquer que 5 des personnages ont une auréole. Ils ont été sanctifiés. On y voit une de ses sœurs ainsi que 3 de ses frères, dont saint Judicaël, qui fut roi des Bretons et fondateur de l’abbaye de Paimpont.

Ensuite se présente un tableau scindé en 4 parties. En haut, un chevalier d’or vêtu, Yvain, brandit une coupe au-dessus de la fontaine de Barenton. Ce geste est censé faire venir la tempête, mais aussi un chevalier noir qui est le gardien des lieux. Yvain remporte le combat et épouse la femme du vaincu, Laudine, en rouge à droite.    
En bas, « le champ du tournoi » met en scène le prince Ponthus : il triompha de 52 chevaliers pour conquérir Sydoine.         
À gauche, Éon de l’étoile se tient devant l’église de Saint-Léry. Ce prieur pilla les monastères et abbayes de 1140 à 1148. Robin des Bois pour certains, brigand ou même fou pour d’autres, ce personnage alimente nombres d’histoires !          
À droite, Viviane ensorcelle Merlin, fou d’amour pour elle, afin qu’il reste à jamais à ses côtés.

Enfin, le Val-sans-Retour, ou Val-aux-Faux-amants, situé tout près d’ici. Il est une prison dorée pour tous les chevaliers infidèles, que ce soit de corps ou de pensée. C’est Lancelot sur sa monture, qui rompit le sortilège.

Entre mosaïque et vitrail

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L’un des éléments les plus frappants est certainement la grande mosaïque. On y retrouve toute la passion des symboles de l’abbé Gillard !

Cette scène peut aussi bien renvoyer à la foi chrétienne qu’à la quête du Graal.
C’est un cerf blanc entouré de quatre lions que voient passer Lancelot et Mordred, et c’est un tel cortège qui aidera Joseph d’Arimathie dans l’Estoire del Saint Graal (1230).
Le cerf blanc représente Jésus venu du ciel pour apporter l’Évangile. Les lions sont les quatre évangélistes.

En face, le grand vitrail prend place, comme un miroir. On y voit le Christ entouré des quatre évangélistes. La couleur violette de la tenue du Christ se retrouve dans la fleur d’ancolie présente entre les pattes du cerf. Elle est un symbole de l’humilité. Le Christ a dit de lui-même : « Je suis doux et humble de cœur ».         

Le vitrail est inspirée d’un Évangile apocryphe qui raconte comment le Christ ressuscité, reconnaissable à ses cinq plaies, apparaît à Joseph d’Arimathie pour lui confier le calice qui a été utilisé lors de la Cène. Le même calice ou « Graal » aurait servi à recueillir le sang du Christ sur la croix (comme sur le vitrail de gauche). Le corps et le sang du Christ sont, pour les chrétiens, la nourriture, reçue depuis à chaque messe, qui donne la vie éternelle. Revenons-en à la quête du Graal… Ne signifie-t-elle pas la quête de la vie éternelle (comme le représente le vitrail de droite) ?

Tout en bas, à gauche, deux lapins renvoient à une autre symbolique…

Joseph d’Arimathie : d’après une version tardive de la légende du Graal, il est celui qui recueillit le sang du Christ dans le saint Graal et qui le protégera, l’emmenant jusqu’en Angleterre où il participera à l’évangélisation. Il est aussi un acteur de la descente de la croix et de la mise au tombeau.

Apocryphe : se dit d’un évangile qui n’est pas considéré comme authentique par les autorités religieuses.

Cène : nom donné au dernier repas du Christ avec les douze apôtres, peu de temps avant la crucifixion.

Lapins et autres symboles

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Nous parlions de lapins sur le grand vitrail. Que font-ils donc ici ? C’est un clin d’œil au nombre d’or (1,618), inscrit sur une poutre, à l’entrée ouest de l’église.            
Ce nombre est approché au plus près par la suite trouvée par Fibonacci au XIIIe siècle. Il essayait alors de calculer… la croissance d’une population de lapins ! Le nombre d’or, aussi appelé divine proportion, se retrouve très régulièrement dans la nature. Beaucoup d’artistes et d’architectes l’utilisent afin de calculer des formes « parfaites ».           
L’abbé Gillard utilise alors naturellement le nombre d’or, en particulier dans le grand vitrail, les passages ainsi que les ouvertures.

Plusieurs autres symboles peuplent cette église, comme le blason de Jérusalem composé de 5 croix, pour les 5 plaies du Christ. On le retrouve aux quatre coins et au milieu du chœur. La chapelle bleue, dédiée à la Vierge, met en scène des épis de blé pour la foi et un vase de fleurs pour l’espérance.

Approchez-vous des fonts baptismaux, à droite, sous la mosaïque du cerf. Prêtez attention aux mosaïques qui l’entourent. Une queue de poisson à gauche, et une tête de bélier à droite… Nous voilà plongés dans les signes du zodiaque. Rendez-vous à l’extérieur, près du cimetière, pour en savoir plus (à droite en sortant).

 

Chœur : espace dans l’église où se trouve l’autel ; il est réservé au clergé.

Fonts baptismaux : vasque servant à recueillir l’eau bénite utilisée pour le baptême.

Le début et la fin

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Devant vous se dressent les grilles du cimetière de Tréhorenteuc, arborant deux symboles, l’alpha et l’oméga. Ce sont la première et la dernière lettre de l’alphabet grec, représentant ainsi la naissance et la mort. Dans une église chrétienne, ces symboles renvoient à ce que Jésus dit de lui-même dans l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible : « Je suis l’alpha et l’oméga, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout puissant. » L’abbé Gillard fait ici le parallèle avec le dernier et le premier signe du zodiaque. Pour lui, le poisson est le premier : au début de la Création, il n’y a que de l’eau ; le poisson est alors l’unique créature animée, symbole du commencement, et donc du créateur. L’oméga, quant à lui, associé au bélier, est rédempteur.     
Ces deux symboles sont présents derrière les fonts baptismaux ainsi que l’inscription « fontaine de jouvence ». Voici comment l’explique l’abbé : « Celui qui sort des fonts baptismaux emporte, aux yeux de Dieu et de l’Église, un casier judiciaire absolument intact. Il se trouve aussi pur, aussi irresponsable qu’il était, aux yeux du monde, le jour de sa naissance. » Les symboles trouvent ici tout leur sens, exprimant une renaissance par le salut donné en Jésus-Christ.

L’abbé Gillard est très intéressé par le zodiaque et a même consacré un essai à ce sujet. Il y détaille plusieurs zodiaques existant, répertorie les attributs de chaque signe et se penche sur un zodiaque religieux avec une attribution aux apôtres. Un petit vitrail rond représentant le zodiaque se trouve d’ailleurs dans la sacristie.

 

 

Poisson : Le poisson en grec se dit Ichtus, dont l’acrostiche est « Jésus Christ fils de Dieu sauveur ». Les premiers chrétiens se servaient comme signe de reconnaissance.

Bélier : Le bélier est aussi le Christ au sens où il est la victime du dernier sacrifice qui donne la vie.

Essai : Le secret du Zodiaque de l’abbé Gillard a été réédité et est à l’Office de Tourisme.

Sacristie : salle annexe de l’église où sont rangés les objets de culte.

Histoire rapportée : un artisan tête en l’air

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Chaque endroit possède sa petite histoire. Celle de l’église de Tréhorenteuc concerne un monsieur un peu tête en l’air…  
L’ancien vitrail du chœur de l’église a été commandé à M. Chevalier, un artisan de Ploërmel. Il se rend à l’église de Tréhorenteuc afin d’effectuer la livraison et de recevoir son paiement de la part du recteur. Sur le chemin du retour, il pose sa veste un instant puis reprend sa route. Arrivé chez lui à Ploërmel, plus d’argent dans sa poche ! Ni une ni deux, malgré la nuit déjà tombée, il retourne à Tréhorenteuc et réveille le recteur avec empressement. Il le prie de vérifier qu’il n’a pas oublié son paiement sur la table de la salle à manger où il a été reçu. Rien, pas la moindre piécette d’argent ou de deux sous. Contrit, il s’en retourne chez lui.          
Vient le dimanche, jour de la messe. Le recteur glisse dans le sermon quelques paroles sur le mauvais comportement qu’est le vol… Qui trouve-t-on alors le lendemain à confesse ? Le voleur des pièces qui vient se repentir et rendre le butin !

Balade nature : le Val-sans-retour

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Site incontournable de Brocéliande, le Val-sans-Retour offre une belle balade au cœur de la nature. En tournant le dos à l’église, prenez à gauche le sentier piétonnier et retrouvez la rue principale. Si vous remontez la route à droite, vous arriverez aux parkings qui desservent le Val. Le premier, proche de la ville, vous fera arriver sur les hauteurs avec le siège de Merlin et le rocher des faux amants. Le second parking, un peu plus loin, vous permettra d’arriver par le bas, au pied de l’Arbre d’or et du Miroir-aux-fées.                     
Passer du haut du val au bas (et inversement) n’est pas chose aisée si vous avez des difficultés à marcher, si vous êtes mal chaussés ou si vous vous promenez avec une poussette. Dans ces situations, retournez plutôt aux parkings et privilégiez les larges chemins qui en partent.  
En partant de l’église, prenez le temps d’observer les maisons, surtout le manoir des Rues-Neuves (propriété privée) à gauche de la route, juste avant la sortie du village. Il est classé aux Monuments Historiques et a servi de décor pour un téléfilm avec Jean Markale, l’auteur ami de l’abbé Gillard.